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Ralentissement de la croissance économique dans toutes les provinces en 2018

Ottawa, le 29 mai 2018 — Selon la Note de conjoncture provinciale du printemps 2018 publiée par le Conference Board du Canada, toutes les provinces peuvent s’attendre à un ralentissement de la croissance économique cette année, conséquence d’un certain nombre de facteurs – allant de l’incertitude entourant l’ALENA aux projets de pipelines en suspens, en passant par le ralentissement des marchés du logement et la faiblesse de l’investissement des entreprises – qui auront des effets défavorables sur les économies provinciales.

« Ce fléchissement de la croissance économique guette l’ensemble du pays; seules les provinces de la Colombie-Britannique, de l’Île-du-Prince-Édouard, de l’Ontario et du Québec devraient afficher une croissance supérieure à 2 % cette année », déclare Marie‑Christine Bernard, directrice des Prévisions provinciales au Conference Board du Canada.

Faits saillants

  • Ce sont les économies de la Colombie-Britannique et de l’Île-du-Prince-Édouard qui progresseront le plus rapidement en 2018, grâce à un taux de croissance du PIB réel de 2,6 %.
  • Les économies de l’Ontario et du Québec connaîtront une croissance plus modérée, soit 2,2 %.
  • Après avoir enregistré une croissance de 4,9 % en 2017, l’économie albertaine devrait s’accroître de 1,9 % cette année. Toutefois, étant donné la récente remontée des cours du pétrole, ces perspectives pourraient être revues à la hausse.

La Colombie-Britannique et l’Île-du-Prince-Édouard domineront le palmarès de la croissance, les deux économies provinciales devant afficher un taux d’expansion de 2,6 % cette année. Comme les bons résultats économiques de la Colombie-Britannique ces dernières années ont été liés au marché du logement, la croissance économique ralentira sous l’effet de nouvelles politiques. Cela dit, la province continuera de profiter de la robustesse du secteur des services et de la croissance vigoureuse des exportations, car les droits imposés sur le bois d’œuvre n’ont pas nui autant que prévu à l’industrie. À l’Île-du-Prince-Édouard, la croissance sera soutenue par une importante croissance démographique due à l’immigration, un nombre record de touristes et une forte demande pour les produits de l’Île.

Le Québec et l’Ontario verront leurs économies progresser plus lentement cette année, car les deux provinces verront la demande des consommateurs progresser plus lentement que l’an passé. Elles peuvent s’attendre toutes deux à une croissance du PIB réel de 2,2 % cette année.

Au Manitoba, l’économie tirera profit d’une croissance vigoureuse de la population et de nombreux projets de construction dans divers secteurs. Néanmoins, le taux de croissance du PIB réel devrait baisser à 2,1 % en 2018 contre 2,9 % l’an dernier, en raison de la faiblesse des dépenses de consommation en début d’année.

L’économie albertaine s’en tire bien, mais un manque d’investissement dans le secteur énergétique assombrit les perspectives économiques. Les problèmes de capacité dans le réseau pipelinier du Canada freinent la propension des compagnies pétrolières à faire de nouveaux investissements, et l’activité de forage a également diminué légèrement au cours de l’hiver dernier. Bien qu’elle se soit sortie de la récession en 2017 avec une croissance de 4,9 %, l’économie albertaine devrait afficher une croissance plus faible cette année, soit 1,9 %. Cependant, ces perspectives pourraient être revues à la hausse, car le cours du West Texas Intermediate oscille autour des 70 $US le baril et pourrait continuer d’augmenter.

En raison du repli de la production d’uranium et du recul des dépenses d’infrastructure publiques, l’économie de la Saskatchewan ne devrait progresser que de 1,3 %. Sur une note plus positive, la création d’emploi dans la province s’améliore et le taux de chômage est à la baisse.

Les provinces de l’Atlantique, sauf l’Île-du-Prince-Édouard, afficheront une croissance économique modeste en 2018. La Nouvelle-Écosse profite d’une forte immigration internationale, mais le vieillissement démographique et le recul de la production de gaz naturel pèsent sur son économie. On prévoit une hausse de son PIB réel de 0,8 % seulement en 2018. Malgré une activité fébrile dans le secteur de la construction, la croissance économique au Nouveau-Brunswick sera limitée à 1,3 % cette année et l’an prochain, ralentie par le vieillissement de la population. Stimulé par l’accélération de la production de pétrole au projet Hebron, le PIB réel de Terre-Neuve-et-Labrador devrait gagner de 1,6 % cette année.


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