Éducation et compétences
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[ janvier 2010 ]
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Crise actuelle : les données économiques fondamentales ont encore de l’importance - Le présent malaise économique, y compris la crise de confiance à l’égard du système financier, passera.
- Les cadres structurels, la croissance de la productivité et l’innovation, entre autres données économiques fondamentales, ont encore de l’importance.
. . . En 2007, le nombre de diplômés canadiens en sciences, en mathématiques, en sciences informatiques et en génie a considérablement augmenté. Cette augmentation a aidé le Canada à obtenir la note « A » pour l’ensemble de la catégorie Éducation et compétences.
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Éducation et compétences : mise en contexte
Au Canada, l’éducation est perçue comme la meilleure voie à suivre pour gagner sa vie décemment et progresser tant dans sa croissance personnelle que dans sa recherche du bonheur. Les personnes instruites font non seulement des choix de vie plus sains, mais contribuent aussi beaucoup plus à l’innovation et à la productivité des entreprises ainsi qu’au rendement économique national.
À quel point le Canada se démarque-t-il?
C’est dans la catégorie de l’éducation et des compétences que le Canada se démarque le plus. Cette année, il obtient un « A » et prend le deuxième rang, auparavant occupé par le Japon, derrière la Finlande.
Le rendement du Canada a-t-il reculé au fil des ans?
Non. En fait, le Canada a diminué l’écart entre son rendement et celui du chef de file, la Finlande. Cette année, il rejoint la Finlande, avec un « A » pour l’ensemble de la catégorie Éducation et compétences. De plus, son classement général dans cette catégorie n’a pas reculé relativement à celui des autres pays de comparaison. Le fait que le Canada occupe le deuxième rang derrière la Finlande devrait-il nous préoccuper? Pas nécessairement. Par rapport à d’autres pays comparables plus populeux et proches géographiquement, le Canada a un rendement exceptionnel. Il a même une avance confortable par rapport à son plus gros partenaire commercial, les États-Unis.
Quel est le lien entre l’éducation et le revenu?
Un récent rapport sur l’éducation de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) confirme que, à quelques exceptions près, le revenu augmente parallèlement à chaque niveau d’instruction1. Au Canada, en moyenne, pour chaque 100 dollars gagnés par un détenteur d’un diplôme d’études secondaires, le titulaire d’un diplôme universitaire reçoit 171 dollars, celui d’un diplôme collégial, 111 dollars et la personne qui n’a pas terminé ses études secondaires, seulement 75 dollars. L’étude de l’OCDE permet de faire plusieurs observations intéressantes. - L’avantage relatif sur le plan du revenu qu’a un diplômé universitaire est supérieur aux États-Unis par rapport au Canada : aux É.-.U., il reçoit en moyenne 180 dollars pour chaque 100 dollars gagnés par un diplômé d’études secondaires.
- En Norvège et aux Pays-Bas, il existe peu de différence entre les revenus des diplômés d’études collégiales et universitaires.
- Les conséquences relatives d’études secondaires inachevées sont moindres en Finlande et plus notables aux États-Unis.
Que doit faire le Canada pour améliorer son classement?
Pour maintenir son classement élevé et même l’améliorer, le Canada doit permettre l’instruction et l’acquisition de compétences à l’extérieur du réseau scolaire traditionnel. À l’heure actuelle, les employeurs canadiens sont connus pour investir chichement dans les programmes de formation en milieu de travail. De plus, des rares investissements consentis, un très faible pourcentage — moins de 2 p. 100 — sont faits dans les capacités de lecture et d’écriture de base. C’est la raison pour laquelle la structure de formation canadienne ne parvient pas à combler les lacunes au niveau des compétences des personnes qui, quelle qu'en soit la raison, n’ont pas acquis des habiletés fondamentales à l’école. Le rendement du Canada laisse aussi à désirer du côté de l’éducation supérieure. Notre pays forme relativement moins de titulaires de doctorats et de diplômés universitaires en mathématiques, en sciences, en sciences informatiques et en génie. Il est important d’accroître le nombre de diplômés détenant des compétences supérieures dans ces domaines pour améliorer l’innovation et la productivité — et, finalement, les perspectives d’avenir des Canadiens.
1 Organisation de coopération et de développement économiques, Education at a Glance 2009, Paris, OCDE, 2009, p. 137.
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