Classement provincial et territorial 

Utilisation des ressources forestières

Messages clés

  • Le Manitoba, qui récolte moins de 15 % de ses coupes annuelles admissibles, affiche la plus faible intensité d’utilisation des ressources forestières de toutes les provinces.
  • Le Nouveau-Brunswick, qui a récolté plus que ses coupes annuelles admissibles au cours des dernières années, est la province enregistrant la plus forte intensité d’utilisation des ressources forestières.   
  • Le Canada dans son ensemble récolte seulement 69 % de ses coupes annuelles admissibles, ce qui indique que lindustrie forestière du Canada est durable.

L’utilisation des forêts mise en contexte

Il est essentiel de préserver les forêts, en particulier les forêts primaires et anciennes, si l’on veut préserver la biodiversité et contribuer à la salubrité générale de l’environnement d’un pays. On part du principe que plus le pourcentage de bois coupé par rapport à la capacité productive annuelle est élevé, plus la pression exercée sur le milieu forestier est intense. L’OCDE définit la « capacité productive annuelle » comme étant « soit une valeur calculée, comme les coupes annuelles admissibles, soit une estimation de l’accroissement annuel du stock existant1 ». En ce qui concerne le Canada et les provinces, nous nous fions aux coupes annuelles admissibles (CAA) établies par chaque province pour représenter la capacité productive annuelle, c’est-à-dire l’accroissement forestier annuel.

Il faut cependant noter que comme chaque province calcule ses CAA différemment, il n’est donc pas clair à quel point les CAA de chacune d'elles correspondent à leur capacité de reproduction annuelle. L’Ontario, par exemple, fixe ses CAA en termes de superficie (mesurée en hectares), tandis que les autres provinces établissent un volume de bois d’œuvre (mesuré en mètres cubes) qui peut être récolté.

Le lien entre les coupes de bois et le renouvellement du stock de bois est un enjeu crucial de l’aménagement forestier durable. Des taux de récolte supérieurs à l’accroissement de la capacité productive annuelle sont le signe que les ressources forestières sont prélevées plus rapidement qu’elles ne sont remplacées, une pratique non viable à long terme.

Il serait préférable de comparer lintensité de lutilisation des ressources forestières canadiennes et provinciales avec la performance affichée dans les régions comparables, mais aucune donnée comparable nest disponible à cet effet. Les données des rapports de lOCDE sur lintensité de lutilisation des ressources forestières sont calculées de façon similaires aux nôtres, mais prennent en compte lensemble des coupes (y compris les arbres abattus qui sont laissés en forêt), tandis que les données canadiennes ne tiennent compte que de « lenlèvement » (comprenant uniquement le bois retiré de la forêt). Le fait que les CAA spécifiées par les provinces ne soient pas comparables aux estimations de la capacité de production annuelle utilisées par lOCDE pour générer sa mesure de lintensité de lutilisation des ressources forestières est également problématique.

Comme les données canadiennes ne sont pas comparables aux données de lOCDE, nous ne faisons pas de comparaisons internationales pour cette mesure, ni ne notons les provinces à cet égard. Nous présentons plutôt leurs intensités dutilisation des ressources forestières, de sorte que nous pouvons comparer la pression relative que chaque province exerce sur son environnement forestier. Ainsi, toutes les provinces qui ne dépassent pas leurs coupes annuelles admissibles récoltent leurs ressources forestières de façon durable, ce qui signifie quelles peuvent poursuivre leurs récoltes aux taux actuels sans nuire à la préservation de leurs forêts à long terme.

 

Comment les provinces s’en sortent-elles par rapport aux pays de comparaison?

Au chapitre de l’utilisation des ressources forestières, plusieurs provinces canadiennes se classent très bien par rapport aux pays de comparaison. Surclassant toutes les régions, le Manitoba décroche un « A+ ». Les prélèvements de bois de la province, exprimés en part de l’accroissement forestier annuel, s’élèvent à 14,4 %, ce qui représente moins de la moitié de la part du Japon (40 %), qui arrive en tête du classement des pays de comparaison. Avec des taux de récolte comparables à ceux du Japon (40 %) et de l’Irlande (44 %), qui occupent les premiers échelons du classement des pays, la Nouvelle-Écosse (41,6 %) et la Saskatchewan (45,0 %) obtiennent aussi de bons résultats, qui leur valent un « A ».

L’Ontario (47,4 %) mérite un « A » également et côtoie au classement les Pays-Bas (47 %), les États-Unis (47 %), la France (49 %) et le Royaume-Uni (50 %).

Le Québec arrive au 14e rang des 25 régions (il n’y a pas de données pour l’Australie), ce qui lui vaut un « C ». À 64,8 %, son taux d’intensité d’utilisation des ressources forestières est tout juste inférieur à la moyenne nationale de 69,1 %. Globalement, le Canada reçoit un « C » et se classe 10e parmi les 15 pays de comparaison, son taux d’utilisation des forêts étant comparable à ceux de la Finlande (64 %) et de la Suisse (71 %).

L’Alberta (73,3 %) et l’Île-du-Prince-Édouard (78,3 %), qui affichent des taux d’utilisation avoisinant ceux de la Suède (79 %), de la Belgique (83 %) et de l’Allemagne (85 %) – pays les moins bien classés –, écopent toutes les deux d’un « D ».

La Colombie-Britannique (90,9 %), Terre-Neuve-et-Labrador (100 %) et le Nouveau-Brunswick (109,4 %) affichent une performance déplorable qui leur vaut un « D– ». Terre-Neuve-et-Labrador utilise la totalité des ressources forestières à sa disposition, tandis que les prélèvements de bois au Nouveau-Brunswick, en 2013, étaient supérieurs de près de 10 % à l’accroissement forestier annuel.

Comment les provinces s’en sortent-elles les unes par rapport aux autres?

Le Manitoba est la province qui présente de loin la plus faible intensité d’utilisation des ressources forestières, puisqu’elle ne récolte que 14 % de l’accroissement annuel.

Les autres provinces les plus performantes à cet indicateur – la Nouvelle-Écosse (42 %), la Saskatchewan (45 %) et l’Ontario (47 %) – récoltent entre 41 et 47 % des CAA, soit trois fois le taux d’utilisation du Manitoba.

Le taux d’utilisation des ressources forestières du Québec, qui est de 65 %, se situe tout juste en deçà de la moyenne nationale (69 %) et équivaut à plus de quatre fois celui du Manitoba. L’Alberta et l’Île-du-Prince-Édouard, qui récoltent respectivement 73 et 78 % de leurs CAA, ont également des taux d’intensité d’utilisation de leurs ressources forestières comparables à la moyenne nationale.

La Colombie-Britannique, qui récolte 91 % de ses CAA, affiche le taux d’utilisation des ressources forestières le plus élevé parmi les provinces qui effectuent des prélèvements sur une base durable.

Terre-Neuve-et-Labrador et le Nouveau-Brunswick enregistrent tous deux des taux d’utilisation des ressources forestières très élevés, récoltant pratiquement la totalité de leurs CAA. En 2013, le taux de récolte du Nouveau-Brunswick dépassait 100 %, alors que Terre-Neuve-et-Labrador prélevait la totalité (100 %) de ses CAA.

Comment les territoires s’en sortent-ils pour cet indicateur?

Les données disponibles pour le Nunavut et les Territoires du Nord-Ouest sont insuffisantes pour calculer leur utilisation des ressources forestières, mais nous disposons de données suffisantes concernant le Yukon. Ce territoire affiche un taux d’utilisation des ressources forestières de 19,8 % seulement. Par conséquent, il n’est devancé que par le Manitoba. Évidemment, les territoires renferment peu de ressources forestières ayant une valeur commerciale. L’industrie forestière, mesurée sur l’ensemble des trois territoires, génère moins de 1 M$ de PIB par année et sa taille représente moins du quart de celle de l’Île-du-Prince-Édouard (la plus petite parmi les provinces). La pression de récolte des ressources forestières est donc beaucoup moins forte dans les territoires que dans les provinces.

La taille de l’industrie forestière d’une région a-t-elle une incidence sur l’intensité d’utilisation des ressources forestières?

L’utilisation des ressources forestières à l’intérieur de chaque province est liée à l’industrie forestière locale. Il se peut donc que les provinces possédant des industries forestières de grande envergure utilisent les ressources forestières de façon plus intense que les pays ayant de plus petites industries. Toutes choses étant égales par ailleurs, les grandes industries sont susceptibles de récolter plus de ressources que les industries de moindre envergure. Par conséquent, les régions abritant de vastes industries devraient être plus susceptibles de faire des prélèvements se rapprochant de leur capacité productive annuelle.

Lorsque l’on compare la taille de l’industrie forestière d’une province à son PIB global, il semble y avoir, dans certaines régions, une corrélation entre cette dernière et l’intensité d’utilisation des ressources forestières.

Le Nouveau-Brunswick, par exemple, possède la plus grande industrie forestière (par rapport à la taille de son PIB global) et affiche aussi la plus forte intensité d’utilisation des ressources forestières. De même, le Manitoba, qui a la plus faible intensité de toutes les provinces, possède aussi la plus petite industrie forestière des provinces. La Nouvelle-Écosse, cependant, a la deuxième plus faible intensité d’utilisation de la forêt, mais son industrie forestière est plus grande que celle de cinq autres provinces. De même, l’industrie forestière de la Colombie-Britannique est trois fois plus grande que celle de Terre-Neuve-et-Labrador, mais son intensité d’utilisation des ressources est plus faible.

Le fait que le lien entre la taille de l’industrie forestière et l’intensité d’utilisation des ressources forestières ne semble pas être le même dans toutes les provinces signifie que d’autres facteurs ont aussi une incidence significative sur l’intensité d’utilisation des ressources. La taille d’une superficie boisée commercialement viable dans une province par rapport à sa superficie boisée totale a probablement une incidence sur l’intensité d’utilisation des ressources. Plus important encore, les CAA sont peut-être calculées différemment selon les provinces. Celles dont les coupes annuelles admissibles sont plus restreintes sont pénalisées dans notre bilan, car elles semblent récolter une part plus importante de leur capacité productive annuelle que si elles profitaient de coupes admissibles plus généreuses.

Comment l’utilisation des ressources forestières dans les provinces a-t-elle évolué au fil du temps?

L’utilisation des forêts a légèrement augmenté dans l’ensemble du Canada, passant de 65 % en 1990 à 69 % en 2013, mais cette période a été marquée par des variations importantes. En effet, l’utilisation des ressources forestières s’est intensifiée au début des années 1990 avant de plafonner à la fin de la décennie et au début des années 2000, puis elle est redescendue au milieu des années 2000. Après avoir atteint le niveau plancher de 49 % en 2009 (conséquence de la récession mondiale), l’utilisation des ressources forestières au Canada a augmenté régulièrement pour grimper à 69 % en 2013.

La performance des provinces, à l’échelle individuelle, a varié considérablement, même si la plupart d’entre elles ont accru leur utilisation des forêts depuis 1990. Au Nouveau-Brunswick, le taux d’utilisation des ressources forestières est passé de 74 % en 1990 à 109 % en 2013. L’intensité d’utilisation y est supérieure à 100 % depuis 2010, donnant à penser que le taux de récolte observé dernièrement dans cette province n’est pas viable. L’Alberta a elle aussi connu une augmentation marquée de l’utilisation de ses ressources forestières, qui a bondi à 73 % en 2013 contre 48 % en 1990. Malgré cette forte hausse du taux de récolte, l’utilisation des forêts en Alberta semble demeurer viable, puisque ce taux reste inférieur aux coupes annuelles admissibles2.

De plus faibles hausses de l’utilisation des forêts ont été observées à l’Île-du-Prince-Édouard et au Québec, où les pratiques courantes, tout comme en Alberta, semblent être viables, même si les taux de récolte se sont accrus. Les autres provinces, Terre-Neuve-et-Labrador, le Manitoba et la Saskatchewan, n’ont enregistré que de très faibles variations nettes dans l’utilisation de leurs ressources forestières et affichaient, en 2013, des taux de récolte comparables à ceux de 1990.

Quelques provinces ont, en termes nets, diminué l’intensité d’utilisation de leurs ressources depuis 1990. Le taux d’utilisation de la Nouvelle-Écosse, notamment, est passé de 88 % en 1990 à 42 % en 2013. De plus faibles réductions ont été enregistrées en Colombie-Britannique et en Ontario, où l’intensité d’utilisation des ressources forestières a reculé de 7 à 8 %.

Comment s’effectue la récolte du bois au Canada?

Au Canada, 92 % de la superficie forestière récoltée fait l’objet d’une coupe à blanc, ce qui en fait la méthode la plus courante. La coupe à blanc consiste à prélever la plupart des arbres se trouvant dans un secteur donné, tout en laissant intacts des bosquets d’arbres afin de favoriser la régénérescence des forêts après la récolte. En comparaison, le régime de jardinage élimine les arbres individuellement ou en petits groupes, à intervalles relativement rapprochés, afin de protéger la qualité et la valeur de l’ensemble de la zone forestière3. Méthode semblable, l’éclaircie commerciale consiste à couper certains arbres afin de favoriser l’accroissement en diamètre des tiges restantes4.

La coupe à blanc est la méthode privilégiée dans la forêt boréale canadienne, car elle s’apparente aux perturbations naturelles comme le feu, le vent, les inondations et les insectes, permettant à la forêt de se régénérer naturellement. La récolte est effectuée par blocs, par bandes ou par parcelles, afin d’imiter les perturbations naturelles. S’il est vrai que la coupe à blanc favorise la régénérescence des forêts, elle peut aussi mener à une perte de biodiversité. Il arrive qu’on utilise à la fois plus d’un régime sylvicole; tout dépend des caractéristiques de la forêt concernée.

La coupe à blanc est, de loin, la méthode de récolte du bois la plus fréquente au Canada. À Terre-Neuve-et-Labrador, en Alberta, en Saskatchewan, au Manitoba et au Yukon, aucun autre régime n’est utilisé. Bien que plusieurs provinces pratiquent le jardinage et l’éclaircie commerciale dans une faible mesure, seuls les Territoires du Nord-Ouest ne recourent pas de façon prédominante à la coupe à blanc; la majorité du bois récolté dans ce territoire est coupé suivant le régime du jardinage.

Quels facteurs contribuent à la durabilité?

Tout comme les volumes de bois récoltés et les méthodes de coupe utilisées, le choix des forêts à exploiter a aussi une incidence considérable sur la durabilité. En général, les forêts sont classées en deux catégories : primaire et secondaire. Les forêts primaires ou « anciennes » existent à l’état naturel, sans avoir subi de perturbations, et renferment des écosystèmes bien établis qui se sont développés sur une longue période (peut-être des centaines ou des milliers d’années, selon l’écosystème). Les forêts secondaires, à l’inverse, ont récemment fait l’objet d’une récolte ou subi d’autres perturbations (y compris naturelles), et elles ont depuis commencé à se régénérer, mais n’ont pas encore complètement acquis les caractéristiques des forêts primaires qu’elles remplacent.

Il arrive que les forêts primaires présentent une plus grande biodiversité que les forêts secondaires; une fois perdue, cette biodiversité est plus difficile à rétablir. En outre, les forêts primaires emmagasinent et continuent de piéger de grandes quantités de carbone provenant de l’atmosphère, tant au sein de leur végétation que dans leur sol5. Du point de vue environnemental, il est donc préférable de prélever des arbres dans des forêts secondaires ou plantées par l’homme.

Compte tenu de sa vaste superficie forestière, le Canada est bien placé pour faire preuve de leadership en préservant ses forêts anciennes. Dans l’est des États-Unis et en Europe, presque toutes les forêts primaires ont déjà été remplacées par des forêts secondaires, résultat de l’abattage intensif pratiqué au XIXe siècle. Par conséquent, la majorité des activités d’exploitation forestière dans ces régions se déroulent maintenant dans des forêts secondaires. Au Canada, en revanche, la forêt boréale continue de recouvrir une immense superficie – plus de 300 millions d’hectares6 –, dont l’essentiel est constitué de forêts primaires. Le Canada jouit donc d’une position unique pour préserver ses forêts originales, mais il a tardé à relever le défi.

Cependant, le gouvernement de la Colombie-Britannique a récemment émis un arrêté ministériel visant à protéger la majeure partie de la forêt ancienne de la forêt pluviale du Grand Ours, le long du littoral de la province7. À l’échelle nationale, les organismes environnementaux et les sociétés forestières se sont également alliés pour préserver la forêt boréale dans le cadre de l’Entente sur la forêt boréale canadienne, conclue en 2010.

Le pays possède aussi la plus grande superficie forestière du monde qui ait reçu une certification de foresterie durable par une tierce partie. La certification forestière permet de garantir le reboisement après la récolte et d’éviter toute activité d’exploitation forestière non autorisée. Elle favorise également l’aménagement forestier durable en garantissant la conservation de la diversité biologique et le maintien de l’habitat faunique, des sols et des ressources en eau, ainsi que la durabilité de l’exploitation forestière.

La superficie des forêts certifiées au Canada a augmenté régulièrement ces dernières années. À la fin de 2014, on recensait au Canada 161 millions d’hectares (sur un total de 348 millions) de forêts certifiées en vertu de l’un des trois programmes suivants : la Norme d’aménagement forestier durable de l’Association canadienne de normalisation, les normes du Forest Stewardship Council (FSC) et la norme de la Sustainable Forestry Initiative (SFI)8. Les forêts certifiées au Canada représentent 43 % de l’ensemble de la superficie boisée certifiée dans le monde – ce qui est supérieur à ce qu’on observe dans n’importe quel autre pays9.

Notes de bas de page

1   OCDE, Panorama de l’environnement 2013, p. 46.

2    Une partie des coupes de bois réalisées en Alberta et en Colombie-Britannique ces dernières années l’ont été en réponse à l’infestation du dendroctone du pin ponderosa qui a commencé ses ravages au milieu des années 2000. La présence de cet insecte, qui tue et dévaste les pins, est observée depuis longtemps en Colombie-Britannique, mais ce n’est qu’au cours des dix dernières années que ce dernier a fait son apparition en Alberta, depuis le début de l’infestation. Les arbres touchés sont brûlés afin d’empêcher la propagation, et certains individus sont récoltés prématurément dans le but de prévenir les pertes économiques.

3    Conseil canadien des ministres des forêts, La sylviculture au Canada (consulté le 13 juillet 2015).

4    Ministère des forêts de la Colombie-Britannique, Guidelines for Commercial Thinning, juillet 1999 (consulté le 13 juillet 2015).

5    Sebastiaan Luyssaert et coll., « Old-Growth Forests as Global Carbon Sinks », Nature, vol. 455 (11 septembre 2008), p. 213-215.

6    Ressources naturelles Canada, 8 faits sur la forêt boréale du Canada, http://www.nrcan.gc.ca/forests/boreal/17394.

7    Ministre des Forêts de la Colombie-Britannique, Lands and Natural Resources Operations, Great Bear Rainforest Order, https://www.for.gov.bc.ca/TASB/SLRP/LRMP/Nanaimo/CLUDI/GBR/Orders/GBR_LUO_Signed_29Jan2016.pdf.

8    Certification Canada, Données provinciales (consulté le 4 novembre 2015).

9    Ressources naturelles Canada, Aménagement forestier durable au Canada : Faits essentiels (consulté le 4 décembre 2015).