Environnement

Le saviez-vous?

. . . En raison de son imposante masse territoriale, de son climat froid et de son économie fortement axée sur les ressources, le Canada a, certes, moins de chances que d’autres pays d’obtenir des notes élevées pour certains indicateurs de durabilité de l’environnement, mais bon nombre des piètres notes qu’il reçoit résultent en fait d’une utilisation inefficace de ses ressources.

Le bilan de l’environnement mis en contexte

À ce chapitre, le but premier du Conference Board est de mesurer la qualité de vie offerte au Canada et dans des pays comparables. N’oublions pas cependant qu’un pays ne doit pas seulement afficher une qualité de vie élevée, il doit aussi montrer que cette haute qualité de vie est durable.

Il est de plus en plus reconnu que le PIB produit aux dépens de l’environnement mondial et de ressources rares et non renouvelables exagère la contribution nette de cette croissance économique à la prospérité d'un pays. Les Canadiens comprennent que de préserver l’environnement contre d’autres dommages n’est pas un problème pour demain mais un défi pour aujourd'hui. S’il ne se soucie pas sérieusement de la durabilité de l’environnement, le Canada met sa société et sa qualité de vie en péril.

Comment le Canada se compare-t-il aux pays semblables?

Le Canada arrive 15e sur 17 pays et obtient une note globale de « C » pour l’environnement dans son bilan comparatif.

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Quatorze indicateurs servent à évaluer la performance environnementale par rapport à six aspects : la qualité de l’air, la production de déchets, la qualité de l’eau et sa quantité, la biodiversité et la conservation, la gestion des ressources naturelles ainsi que les changements climatiques et l’efficacité énergétique. Ces six aspects ont été choisis d'après les sujets couramment retrouvés dans les politiques sur l’environnement et les ressources naturelles, à l’issue d'un examen de rapports nationaux et internationaux respectés sur l’environnement.

Le Canada reçoit un « A » pour quatre des quatorze indicateurs, un « B » pour trois, un « C » pour un et un « D » pour six.

Le Canada obtient un « A » pour la qualité de l’eau, la biodiversité, sa gestion des ressources forestières et sa production d’électricité à partir de sources à faibles émissions. Il reçoit des notes respectables de « B » pour l’indicateur des dioxydes de soufre, la concentration de matières particulaires (MP) et la mesure du changement de la couverture forestière. Mais les piètres résultats du Canada dans plusieurs aspects dont le changement climatique, l’intensité énergétique, le smog et la production de déchets fait baisser son bilan comparatif. Seuls l’Australie et les États-Unis se classent à la queue du Canada avec des notes de « D ».

Les trois pays qui remportent la palme sont la France, la Norvège et la Suède.

La géographie et la structure industrielle influent-elles sur la performance environnementale?

Absolument! Les trois pays dont les bilans globaux, pour l’environnement, sont les plus mauvais sont les États-Unis, l’Australie et le Canada. Non seulement ces pays figurent-ils parmi les économies les plus dépendantes des ressources au sein de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), mais ce sont aussi les trois pays dont la superficie terrestre est la plus importante. Ils obtiennent de mauvais résultats au chapitre des émissions d’oxyde d’azote, des émissions de composés organiques volatiles, de l’Indice de la qualité des eaux, de l’Indice trophique marin, des émissions de gaz à effet de serre et de l’intensité énergétique.

Il est difficile de pointer du doigt une seule chose qui explique leur pauvre rendement environnemental. Non seulement les industries spécialisées dans l’extraction et la transformation des ressources utilisent-elles souvent beaucoup d’eau, mais elles peuvent nuire encore plus à la qualité de l’air locale. En outre, les distances plus longues impliquent de plus grandes quantités d’énergie pour transporter les personnes et apporter les biens là où ils seront consommés, ce qui se traduit par des émissions de GES plus élevées.

La géographie et la structure industrielle sont des obstacles à surmonter et le Canada devra le faire, avec l’aide de la technologie, en innovant, en étant plus efficace et en changeant ses comportements, s’il veut améliorer sa performance environnementale.

La performance environnementale du Canada s’améliore-t-elle?

Le succès qu’a remporté le Canada dans ses efforts pour améliorer sa performance environnementale a été mitigé. Il a un air de meilleure qualité, il a réduit son intensité énergétique, et la croissance de ses ressources forestières progresse plus rapidement que les récoltes. Mais le Canada doit faire plus pour réduire ses émissions de gaz à effet de serre, exploiter plus judicieusement ses ressources en eau douce et diminuer sa production de déchets.

Pour rehausser sa performance globale, le Canada doit encourager la croissance économique sans détruire davantage l’environnement, en partie en encourageant des habitudes de consommation plus durables.