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Améliorer la santé mentale des jeunes : une priorité pour la société et pour l’économie

Ottawa, le 28 novembre 2017— Près de deux millions de travailleurs canadiens ont des besoins en santé mentale auxquels il n’est pas répondu, ce qui les empêchent de fonctionner au maximum de leurs capacités. Parmi eux, les jeunes Canadiens souffrant de dépression ou d’angoisse représentent le coût le plus élevé pour l’économie canadienne en pertes de productivité. Une nouvelle étude du Conference Board du Canada donne à penser qu’il serait très bénéfique à long terme de créer des programmes de soutien pour les maladies mentales et de réduire les obstacles qui empêchent les jeunes adultes de se faire soigner.

« Tout le monde peut être victime de maladie mentale, à n’importe quel âge. Le Canada doit veiller à ce que son programme dans ce domaine comprenne des mesures ciblées sur la santé mentale de tous les travailleurs canadiens et surtout des jeunes qui constitueront la population active de demain, a déclaré Louis Thériault, vice-président, Stratégie industrielle et politiques publiques. Les jeunes Canadiens ont plus d’années de vie active devant eux et en soignant leur maladie mentale plus tôt, on peut améliorer leur santé mentale à long terme. Ce doit être une priorité pour notre économie et pour notre société. »

Faits saillants

  • Centrer les programmes de santé mentale sur les jeunes pourrait avoir des retombées économiques importantes.
  • Les jeunes travailleurs occupent peut-être des emplois plus précaires qui leur donnent un accès limité ou pas d’accès du tout à des régimes d'assurance professionnels.
  • Avec un traitement et un soutien optimaux, la productivité d’un jeune travailleur canadien âgé de 15 à 24 qui souffre de dépression pourrait augmenter d’environ 29 000 $ sur la totalité de sa vie active.

La maladie mentale peut avoir une incidence importante sur le rendement en milieu de travail en contribuant à l’absentéisme et au présentéisme (le fait de venir au travail quand on est malade avec pour conséquence de travailler dans des conditions qui ne sont pas optimales). Il ressortait d’études précédentes du Conference Board que si tous les salariés canadiens souffrant de dépression recevaient un traitement optimal, plus de 1,2 million de personnes pourraient travailler à plein temps et être pleinement fonctionnels, rapportant ainsi 32,3 G$ supplémentaires par an à l’économie canadienne. De même, si toutes les personnes souffrant d’angoisse recevaient un traitement optimal, 545 000 autres Canadiens jusque-là dans l’incapacité de travailler pourraient  entrer sur le marché du travail et ajouter environ 17,3 G$ par an à l’économie.

Des cerveaux sains au travail : Créer les conditions nécessaires à des cerveaux sains au travail examine les segments de la population active canadienne qui gagneraient le plus à une amélioration du traitement des maladies mentales. Sur une année donnée, le groupe des 45 à 64 ans représente le coût économique le plus lourd en raison de ses niveaux de revenu et de productivité plus élevés. À long terme, toutefois, c’est la cohorte la plus jeune qui a la plus grande incidence économique, car la baisse de productivité persiste plus longtemps si ces travailleurs n’ont pas surmonté leur problème de santé mentale.

Le travailleur moyen du groupe des 15 à 24 ans a une vie active de 40 à 45 ans devant lui et sa productivité s’améliorerait d’environ 29 000 $ sur la totalité de sa vie active s’il avait accès à un traitement et à un soutien optimaux. Pour comparaison, le gain de productivité serait de 23 500 $ pour un travailleur âgé de 25 à 44 ans, et de 9 500 $ pour un travailleur âgé de 45 à 64 ans. Dans le cas de l’angoisse, le gain de productivité pour un travailleur âgé de 15 à 24 ans serait de 16 200 $ de plus environ sur la totalité de sa vie active. Il serait de 14 200 $ dans le groupe des 25 à 44 ans et de 6 200 $ pour celui des 45 à 64 ans.

À l’heure actuelle, les jeunes Canadiens âgés de 15 à 24 ans sont les plus susceptibles d’avoir souffert de troubles de l’humeur ou d’épisodes dépressifs majeurs dans l’année écoulée. Les jeunes travailleurs occupent peut-être des emplois plus précaires (comme les emplois à temps partiel ou temporaires) qui leur donnent un accès limité ou pas d’accès du tout à des régimes d'assurance professionnels.

À l’entrée dans la vie adulte et sur le marché du travail, il existe de nombreux points de contact où il est possible de s’occuper de la santé mentale. Il est essentiel de comprendre les besoins et les préférences des jeunes, et de connaître l’efficacité des soutiens, car il est probable qu’ils ne sont pas les mêmes que dans d’autres groupes d’âge. Le compte rendu de recherche invite à tenir compte des considérations suivantes :

  • L’accès à des soutiens en santé mentale à un jeune âge est essentiel.
  • Des soutiens aux points de transition clés de la vie, comme le passage du secondaire au collège ou à l’université, sont nécessaires.
  • Il faut remédier aux lacunes en ce qui concerne les personnes aux emplois précaires.
  • Il faut s’assurer que les soutiens apportés sont efficaces.

Des cerveaux sains au travail : Créer les conditions nécessaires à des cerveaux sains au travail est le dernier compte rendu d’une série en quatre volets sur l’importance du traitement de la santé mentale et des maladies mentales en milieu de travail au Canada.


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